Soirée du 26 mars 2001 au Palais des Sports de Paris

 
Plus que l'émotion, l'ABSI - Keren-Or a offert à ses 2000 membres, présents dans l'enceinte du Palais des Sports, des instants indélébiles d'identification avec Israël. Au dessus de leur tête, un taleth géant de 8 mètres sur 15 et reproduit à l'identique, symbolisant le mur de taleths dressé sur l'esplanade du Kotel en novembre dernier, lors du voyage de solidarité avec Israël.

Après la prestation très applaudie de Tal Sondak, le chanteur israélien qui a représenté Israël à l'Eurovision 2001, place fut donnée à la vérité, rien que la vérité..

Les prouesses technologiques aidant, Paris a pu entrer, par visioconférence, en relation avec Kyriat Shmona.
A trois reprises, le public s'est retrouvé en direct avec la Maison des Soldats, l'une des plus importantes réalisations de l'Absi - Keren-Or.

Première escale, premiers contacts, nous voilà transportés en Israël. A la deuxième connexion, des parents présents dans la salle du Palais des Sports vont pouvoir communiquer avec leurs enfants engagés dans Tsahal. On ne rêve pas. Ils sont bien là, face à nous, fous de joie.

 "C'est à vous", lance Gil Taïeb, le Président de cette association, comme pour les laisser entre-eux. Une mère échange des mots tendres avec son fils, un père ne peut s'adresser à son fils tant les larmes emprisonnent sa gorge, une grand-mère envoie à son petit-fils des baisers et des milliers de bénédictions à partager avec tous les autres soldats.

 Un des soldats, à son tour, envoie un message d'amour à sa jeune fiancée en attendant de la revoir le plus vite possible. Un autre remercie l'ensemble de la salle pour ce témoignage de solidarité. Des moments forts, mêlés d'amour et de pudeur. "Voilà la vérité, voilà ces enfants que l'on voudrait faire passer pour des bourreaux", déclare Gil Taieb. "Ce soir, ici, à nous vous jurons fidélité et clamons haut et fort notre soutien à Tsahal." poursuit-il en invitant toute la salle à se lèver,
Plus tard dans la soirée, l'émotion monte encore d'un cran. Un film, réalisé par Quad Production à partir d'images de télévisions française, israélienne et palestinienne, traque la désinformation pour donner l'information juste. Celle qu'il faudra retenir en sortant, celle d'un Israël désespéré de la paix et d'une entité palestinienne instillant à leurs enfants, à peine en âge de parler, des messages de haine et d'appel au meurtre de tous les juifs à travers le monde. "Tels sont les futurs adultes de demain, des enfants auxquels on aura inculqué la haine de son voisin le plus proche" s'inquiète la présidente d'honneur Rika Zaraï.
Et si l'espoir de paix n'est pas mort, il ne donne pas signe de vie, telle est en substance le sentiment de Monsieur Barnavi, Ambassadeur d'Israël en France, qui a tenu à féliciter tous les membres d'oeuvrer en faveur du bien-être des soldats de Tsahal.
Retour à Kyriat Shmona. Six personnes sont attablées face au public. Ce sont les parents des trois jeunes soldats kidnappés par le Hezbollah et dont on n'a, jusqu'alors, aucune nouvelle. Dans leurs discours, les pères implorent la communauté juive de France de se mobiliser, de tout faire pour qu'enfin ils aient des nouvelles de leurs enfants. "Nous ne dormons plus depuis six mois, nous voulons savoir si notre fils a faim, s'il a froid, s'il souffre", témoigne l'un d'eux.
Sans plus attendre, les donateurs parisiens forts du message reçu concrétisent leur solidarité avec Tsahal. Et pour don, un taleth revenu d'Israël, brodé (le fil d'or et d'argent, arborant les emblèmes de Tsahal et cette maxime du Talmud : il ne dort, ni ne sommeille le gardien d'Israël, leur est remis.


Hommage de la jeunesse aux Gardiens d'Israêl

La soirée s'est achevée dans une ambiance de fête israélienne que l'on doit à l'époustouflante prestation de l'orchestre de Tsahal.


La troupe musicale de Tsahal

Une soirée mémorable, digne de Tsahal.

K. T.

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